{"id":405,"date":"2016-11-06T19:22:30","date_gmt":"2016-11-06T18:22:30","guid":{"rendered":"http:\/\/alternative2017.eu\/?page_id=405"},"modified":"2016-11-09T01:12:54","modified_gmt":"2016-11-09T00:12:54","slug":"bilan-financier","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/alternative2017.eu\/index.php\/bilan-financier\/","title":{"rendered":"Bilan financier"},"content":{"rendered":"<h1><b>Analyse critique et argument\u00e9e de la politique financi\u00e8re de l\u2019\u00e9quipe pr\u00e9sidentielle sortante par les soutiens \u00e0 Alternative 2017<\/b><\/h1>\n<h2><b>Une gestion financi\u00e8re impr\u00e9voyante<\/b><\/h2>\n<p>Le pilotage financier de l\u2019Universit\u00e9 de Strasbourg se caract\u00e9rise par deux phases oppos\u00e9es qui correspondent aux deux mandats d\u2019Alain Beretz et de son \u00e9quipe : alors que le premier mandat a \u00e9t\u00e9 marqu\u00e9 par des d\u00e9penses inconsid\u00e9r\u00e9es, le second a \u00e9t\u00e9 sous le signe d\u2019une cure d\u2019aust\u00e9rit\u00e9 drastique. La seconde phase qui d\u00e9bute en 2012 et se poursuit jusqu\u2019\u00e0 ce jour est en grande partie la cons\u00e9quence de la premi\u00e8re. Ce pilotage a \u00e9t\u00e9 exerc\u00e9 sous la responsabilit\u00e9 politique directe de Michel Deneken qui a cumul\u00e9 lors du premier mandat les fonctions de premier vice-pr\u00e9sident et de vice-pr\u00e9sident \u00ab Finances \u00bb, et lors du second celles de premier vice-pr\u00e9sident et de vice-pr\u00e9sident \u00ab Formations \u00bb. Parall\u00e8lement \u00e0 cette gestion financi\u00e8re erratique et impr\u00e9voyante, on observe une forte d\u00e9gradation du patrimoine immobilier ainsi que le lancement d\u2019op\u00e9rations financi\u00e8res \u00e0 haut risque, parfois vou\u00e9es \u00e0 l\u2019\u00e9chec.<\/p>\n<p>La pr\u00e9sente synth\u00e8se s\u2019appuie sur des documents officiels (PV de CA) et sur les observations de la Cour des comptes remises \u00e0 l\u2019universit\u00e9 en octobre 2015, suite \u00e0 un contr\u00f4le \u00a0conduit par la Troisi\u00e8me chambre et portant sur les ann\u00e9es 2011 \u00e0 2013.<\/p>\n<h3><b>D\u00e9pense et aust\u00e9rit\u00e9 <\/b><\/h3>\n<p>Malgr\u00e9 les alertes r\u00e9guli\u00e8res des \u00e9lus d\u2019opposition en 2010 et 2011, la pr\u00e9sidence ne commencera \u00e0 prendre conscience de la gravit\u00e9 de la situation financi\u00e8re de l\u2019Universit\u00e9 de Strasbourg que tr\u00e8s tardivement, en 2012, lorsqu\u2019elle constatera une baisse vertigineuse du fonds de roulement. Entre 2009 et 2012, le Fonds de Roulement Net Global (FRNG) sera pr\u00e9cis\u00e9ment pass\u00e9 de 78 M\u20ac \u00e0 34 M\u20ac (chiffres de la Cour des comptes). Dans un courrier du 20 septembre 2012 aux directeurs de composantes, Michel Deneken constate que la situation financi\u00e8re est \u00ab difficile \u00bb : \u00ab Suite \u00e0 la cr\u00e9ation de l\u2019Universit\u00e9 de Strasbourg, le 1er janvier 2009, le fonds de roulement a \u00e9t\u00e9 \u00e9tabli \u00e0 hauteur de 87M\u20ac. Depuis, <b>il a diminu\u00e9 de 51M\u20ac en trois exercices budg\u00e9taires<\/b>, pour \u00eatre arr\u00eat\u00e9 \u00e0 36 M\u20ac en fin d\u2019ann\u00e9e 2011. \u00bb Parmi les causes de cette fonte vertigineuse, la Direction g\u00e9n\u00e9rale des services avancera en Conseil d\u2019administration <b>25M\u20ac d\u2019investissements sur ressources propres<\/b>.<\/p>\n<p>Le Rectorat demande alors \u00e0 ce que soit mis fin \u00e0 cette dangereuse \u00e9rosion du FDR. Michel Deneken confirme dans son courrier \u00ab le gel complet des investissements immobiliers financ\u00e9s sur ressources propres, mesure effective depuis f\u00e9vrier 2012 \u00bb. De fait, ce gel sera prolong\u00e9 jusqu\u2019en 2015. Il annonce \u00e9galement une \u00ab r\u00e9duction des charges d\u2019enseignement \u00bb&#8230; Un \u00e9l\u00e9ment parmi d\u2019autres : la masse salariale, la recherche, la valorisation, la vie \u00e9tudiante, la politique num\u00e9rique, la politique documentaire et le fonctionnement des services seront aussi concern\u00e9s par les mesures d\u2019\u00e9conomie, peut-on lire le courrier du 1er vice-pr\u00e9sident. Autrement dit, toute l\u2019Universit\u00e9 entre dans une p\u00e9riode d\u2019aust\u00e9rit\u00e9 s\u00e9v\u00e8re. Ainsi que l\u2019avait d\u00e9j\u00e0 annonc\u00e9 Michel Deneken lors d\u2019un S\u00e9minaire sur le \u00ab Co\u00fbt de l\u2019offre de formation \u00bb (COF) le 4 juillet 2012, il est devenu urgent de <b>\u00ab d\u00e9graisser les maquettes <\/b>\u00bb <b>: 25 000 heures d\u2019enseignement seront \u00e9conomis\u00e9es en 2012 et 40 000 heures en 2013. La Cour des comptes constatera 50 gels de postes en 2014.<\/b><\/p>\n<p>D\u00e9but 2014, suite \u00e0 une d\u00e9cision du seul bureau de l\u2019Universit\u00e9, sans information ni consultation du CA, notre communaut\u00e9 universitaire d\u00e9couvre que <b>les cr\u00e9dits de fonctionnement des composantes et des laboratoires sont amput\u00e9s de 20%,<\/b> mesure reconduite jusqu\u2019\u00e0 ce jour. Si le budget est aujourd\u2019hui tout juste \u00e9quilibr\u00e9, c\u2019est gr\u00e2ce \u00e0 deux choses : les sacrifices impos\u00e9s aux personnels pendant de longues ann\u00e9es et l\u2019obtention de l\u2019IDEX, sans laquelle l\u2019Universit\u00e9 de Strasbourg serait gravement d\u00e9ficitaire. En octobre 2015 le rapport de la Cour de comptes r\u00e9sume ainsi la situation financi\u00e8re de l\u2019Universit\u00e9 :<\/p>\n<p><i>\u201cLa situation financi\u00e8re reste pourtant fragile avec un fonds de roulement stabilis\u00e9 \u00e0 un niveau proche du ratio de 30 jours de fonctionnement, alors que le d\u00e9calage des investissements et des travaux de maintenance repr\u00e9sente un risque financier et op\u00e9rationnel \u00e0 terme. <\/i><b><i>Une part significative du fonds de roulement est \u00e9galement compos\u00e9e de provisions, notamment au titre de passifs sociaux (10,5 M\u20ac) et de cr\u00e9ances douteuses (3,6 M\u20ac)<\/i><\/b><i>. Sous r\u00e9serve d&rsquo;une analyse plus d\u00e9taill\u00e9e les fonds r\u00e9ellement disponibles ne repr\u00e9sentent donc \u00e0 l&rsquo;Universit\u00e9 de Strasbourg pas plus de 20 M\u20ac (18 jours de fonctionnement), ce qui reste tr\u00e8s limit\u00e9 au regard de la taille de l&rsquo;universit\u00e9, de ses d\u00e9penses de fonctionnement, et de ses besoins pr\u00e9visibles d&rsquo;investissement. L&rsquo;universit\u00e9 ne dispose ainsi plus de marges de manoeuvre et doit renforcer les efforts structurels qui seuls lui permettront de poursuivre ses missions de fa\u00e7on p\u00e9renne, sans sacrifier les investissements n\u00e9cessaires.\u201d<\/i><\/p>\n<h3><b>Frais de r\u00e9ception, consultance et projets \u00e0 haut risque<\/b><\/h3>\n<p>L\u2019aust\u00e9rit\u00e9 n\u2019aura pas exist\u00e9 pour tout le monde \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 de Strasbourg. Les primes des vice-pr\u00e9sidents ont \u00e9t\u00e9 augment\u00e9es pendant la premi\u00e8re mandature de 2000 euros pour atteindre <b>11 459 euros<\/b>. Contrairement \u00e0 un engagement de campagne en 2012, le pr\u00e9sident refusera de les revoir \u00e0 la baisse, suscitant en 2013 une vive indignation des \u00e9lus d\u2019opposition lors du CA du 3 juillet. Pendant ce temps le r\u00e9f\u00e9rentiel d\u2019activit\u00e9 des enseignants-chercheurs \u00e9tait amput\u00e9 de 20% !<\/p>\n<p>Tout aussi ind\u00e9centes sont les d\u00e9penses pour frais de r\u00e9ception, dont les montants ont augment\u00e9 de 11% entre 2011 et 2013 pour atteindre plus de <b>2M\u20ac<\/b>. Dans son rapport de 2015, la Cour des comptes <b><i>\u00ab s\u2019interroge sur la fr\u00e9quence et le niveau \u00e9lev\u00e9 des r\u00e9ceptions dans des restaurants haut de gamme de Strasbourg, qui ne correspondent pas \u00e0 la norme de la gestion publique \u00bb<\/i><\/b><b>.<\/b> <b><i>\u00ab Cette situation<\/i><\/b><b>, poursuit la Cour des Comptes<\/b><b><i>, est d\u2019autant plus \u00e9tonnante compte tenu du contexte de difficult\u00e9s financi\u00e8res de l\u2019universit\u00e9 \u00bb.<\/i><\/b> La Cour liste une s\u00e9rie de restaurants \u00e9toil\u00e9s au guide Michelin et de nombreux repas d\u00e9passant 100 euros par personne invit\u00e9e. Faut-il pr\u00e9ciser que 2M\u20ac \u00a0\u00e9quivalent \u00e0 600 euros de frais de r\u00e9ception par an et par personnel titulaire, ou 27 000 euros par unit\u00e9 de recherche, ou encore 54 000 euros par composante ? Une diminution ne serait-ce que de 20% de ces frais de r\u00e9ception pharaoniques permettrait d\u2019allouer 10 800 euros suppl\u00e9mentaires de cr\u00e9dit de fonctionnement \u00e0 chaque composante de l\u2019Universit\u00e9.<\/p>\n<p>Parmi les d\u00e9penses inconsid\u00e9r\u00e9es en p\u00e9riode d\u2019aust\u00e9rit\u00e9, il convient certainement de mettre toute une partie des fr\u00e9quents recours \u00e0 des soci\u00e9t\u00e9s de consultance ou \u00e0 des cabinets d\u2019audit qui ont \u00e9t\u00e9 sollicit\u00e9s pour le suivi de divers projets et restructurations, qui ont parfois \u00e9t\u00e9 tout simplement abandonn\u00e9s. Par exemple <b>237 000 euros<\/b> de mission d\u2019\u00e9tude pour un \u201cData Center Green\u201d qui n\u2019a jamais vu le jour ou encore <b>42 840 euros<\/b> d\u2019audits flash pour le projet Alis\u00e9e. Il est vrai que le ph\u00e9nom\u00e8ne de la consultance \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 de Strasbourg avait commenc\u00e9 avec la gabegie et le d\u00e9sastre provoqu\u00e9s par le cabinet Deloitte en 2009, charg\u00e9 de conseiller la structuration des services centraux. En raison de nombreux rapports non rendus ou de la qualit\u00e9 m\u00e9diocre, voire dangereuse, de leurs pr\u00e9conisations, la direction de l\u2019Universit\u00e9 d\u00e9cide de ne plus suivre les conseils de ce cabinet. Il en aura co\u00fbt\u00e9 \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 la somme vertigineuse de <b>532 398,36 euros,<\/b> selon la Chambre r\u00e9gionale des comptes (rapport du 10 mars 2010). Les administrateurs n\u2019ayant pas \u00e9t\u00e9 inform\u00e9s de toutes les missions d\u2019audit et de consultance pendant les deux mandatures, il est difficile d\u2019avancer un chiffrage pr\u00e9cis. Mais le total doit d\u00e9passer le million d\u2019euros.<\/p>\n<p>Une place \u00e0 part doit \u00eatre r\u00e9serv\u00e9e \u00e0 <b>l\u2019\u00e9chec du projet Alis\u00e9e<\/b>. Projet phare du sch\u00e9ma directeur num\u00e9rique, Alis\u00e9e \u00e9tait destin\u00e9 \u00e0 remplacer Apog\u00e9e, le logiciel de gestion de la scolarit\u00e9. En 2011 un contrat de 4,3M\u20ac est attribu\u00e9 \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 am\u00e9ricaine SunGard, laquelle int\u00e8gre en 2012 le groupe Ellucian. L\u2019Universit\u00e9 accepte les conditions d\u2019Ellucian qui reporte le projet, lequel doit s\u2019\u00e9taler sur plusieurs ann\u00e9es. Le projet prend un tel retard qu\u2019il est d\u00e9cid\u00e9 de l\u2019abandonner en 2014, apr\u00e8s que des moyens financiers et humains tr\u00e8s importants ont \u00e9t\u00e9 mobilis\u00e9s en interne pour d\u00e9velopper le projet. Selon la Cour des comptes \u00ab <i>Le co\u00fbt global de cette op\u00e9ration est \u00e9valu\u00e9 par l&rsquo;universit\u00e9 \u00e0 <\/i><b><i>4,5 M\u20ac TTC<\/i><\/b><i> dont<\/i> <i>2 M\u20ac au titre des prestataires des march\u00e9s, 0,65 M\u20ac pour l&rsquo;assistance \u00e0 ma\u00eetrise<\/i> <i>d&rsquo;ouvrage, 42 840 \u20ac pour les audits flash, 969 000 \u20ac pour les licences, 287 000 \u20ac pour le<\/i> <i>mat\u00e9riel informatique investi, 169 000 \u20ac pour le fonctionnement (am\u00e9nagement de<\/i> <i>locaux d\u00e9di\u00e9s) et 375 000 de ressources humaines. \u00bb<\/i><\/p>\n<h3><b>Un patrimoine immobilier tr\u00e8s d\u00e9grad\u00e9<\/b><\/h3>\n<p>L\u2019Universit\u00e9 de Strasbourg b\u00e9n\u00e9ficie du soutien du Plan Campus, soit 375 M\u20ac de dotation non consomptible qui rapportent 15M\u20ac d\u2019int\u00e9r\u00eats annuels. Mais l\u2019op\u00e9ration Campus a pris \u00e0 Strasbourg un retard consid\u00e9rable, de 3 ann\u00e9es au moins, en raison d\u2019un dispositif juridique \u00ab innovant \u00bb mais tr\u00e8s complexe. Bien plus, le sch\u00e9ma pluriannuel de strat\u00e9gie immobili\u00e8re (SPSI), qui a \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9 au conseil d&rsquo;administration le 20 avril 2010, \u00a0doit \u00eatre revu. Alors qu\u2019il pr\u00e9voyait une r\u00e9duction des surfaces (de 600 000 \u00e0 540 000 m2), l\u2019augmentation importante du nombre d\u2019\u00e9tudiants est venue remettre en cause cet objectif.<\/p>\n<p>Pendant les deux derni\u00e8res mandatures les priorit\u00e9s se sont port\u00e9es sur de grands projets \u00e0 forte visibilit\u00e9, mais aussi tr\u00e8s co\u00fbteux. Les projets de construction de b\u00e2timents neufs ont pris le pas sur l\u2019urgence des r\u00e9novations de l\u2019existant, des mises en s\u00e9curit\u00e9 et des travaux d\u2019am\u00e9lioration. Alors que le seul entretien de l\u2019existant exigeait 15 M\u20ac de cr\u00e9dits r\u00e9currents par an, l\u2019\u00e9quipe sortante n\u2019y a consacr\u00e9 que 5 M\u20ac par an en moyenne. L&rsquo;analyse de la Cour des Comptes r\u00e9v\u00e8le que les d\u00e9penses li\u00e9es \u00e0 l&rsquo;immobilier, qui avaient fortement augment\u00e9 entre 2009 et 2011, ont \u00e9t\u00e9 fortement r\u00e9duites d\u00e8s 2012, ann\u00e9e o\u00f9 l&rsquo;universit\u00e9 a commenc\u00e9 \u00e0 conna\u00eetre des difficult\u00e9s financi\u00e8res.<\/p>\n<p>Or le constat suivant de la Cour des Comptes en 2015 doit \u00eatre pris tr\u00e8s au s\u00e9rieux : l&rsquo;\u00e9tat du patrimoine immobilier comporte <i>\u00ab une proportion importante de <\/i><b><i>b\u00e2timents n\u00e9cessitant des r\u00e9novations lourdes.<\/i><\/b><i> Selon la classification utilis\u00e9e par le minist\u00e8re dans l&rsquo;enqu\u00eate surface annuelle, <\/i><b><i>43 % des surfaces de l&rsquo;universit\u00e9 ont un<\/i><\/b> <b><i>caract\u00e8re v\u00e9tuste et n\u00e9cessitent des r\u00e9novations lourdes.<\/i><\/b><i> Le parc immobilier de l&rsquo;universit\u00e9 appara\u00eet ainsi plus d\u00e9grad\u00e9 que la moyenne des universit\u00e9s de m\u00eame type, o\u00f9 seulement un tiers des surfaces n\u00e9cessite des r\u00e9novations lourdes. \u00bb. <\/i>Les rapporteurs poursuivent ainsi : <i>\u00ab <\/i><b><i>C&rsquo;est sur le plan de la s\u00e9curit\u00e9 que l&rsquo;\u00e9tat des immeubles appara\u00eet le plus pr\u00e9occupant<\/i><\/b><i>. Selon l&rsquo;enqu\u00eate immobili\u00e8re annuelle r\u00e9alis\u00e9e \u00e0 la demande du minist\u00e8re, <\/i><b><i>56 % des surfaces SHON de l&rsquo;Universit\u00e9 de Strasbourg ont re\u00e7u un avis d\u00e9favorable de la commission de s\u00e9curit\u00e9<\/i><\/b><i>. Ce taux appara\u00eet extr\u00eamement \u00e9lev\u00e9 notamment en comparaison des donn\u00e9es nationales. Pour les universit\u00e9s similaires (pluridisciplinaires avec sant\u00e9), il \u00e9tait de 17,1 % au niveau national en 2012. \u00bb<\/i><\/p>\n<p>On ne peut que regretter que l\u2019op\u00e9ration Campus n\u2019ait pas trouv\u00e9 jusque-l\u00e0 l\u2019\u00e9quilibre n\u00e9cessaire entre r\u00e9novation et construction, mise en s\u00e9curit\u00e9 et modernisation. On doit aussi d\u00e9plorer une prise en compte insuffisante des obligations de mise en accessibilit\u00e9 des b\u00e2timents aux personnes en situation de handicap. Le traitement humain et financier des dossiers lourds de la d\u00e9contamination du LHYGES (roches uranif\u00e8res et amiantif\u00e8res) et des travaux en Chimie (r\u00e9novation du b\u00e2timent Le Bel) n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 satisfaisant. Par ailleurs le choix r\u00e9cent d\u2019un recours \u00e0 l\u2019emprunt aupr\u00e8s de la BEI et de la CDC afin d\u2019acc\u00e9l\u00e9rer le d\u00e9marrage des chantiers ne laisse pas d\u2019interroger sur les risques financiers qui ont \u00e9t\u00e9 pris, \u00e0 moyen et long terme. L\u2019expos\u00e9 des motifs du recours \u00e0 l\u2019emprunt, approuv\u00e9 au CA du 10 mai 2016, mettait en avant l\u2019urgence pour l\u2019Universit\u00e9 de Strasbourg de disposer \u201cd\u2019outils lui permettant d\u2019\u00eatre <b>comp\u00e9titive au niveau international<\/b>\u201d, un argument qui a laiss\u00e9 songeurs bien des \u00e9lus d\u2019opposition. C\u2019est enfin la strat\u00e9gie adopt\u00e9e qui m\u00e9rite d\u2019\u00eatre questionn\u00e9e : \u00e0 quoi bon privil\u00e9gier des projets \u00e0 forte attractivit\u00e9 pour des \u00e9tudiants qui, s\u2019inscrivant en nombre \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 de Strasbourg, devront travailler trop souvent dans des conditions de s\u00e9curit\u00e9 insatisfaisantes et dans des b\u00e2timents v\u00e9tustes ?<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Analyse critique et argument\u00e9e de la politique financi\u00e8re de l\u2019\u00e9quipe pr\u00e9sidentielle sortante par les soutiens \u00e0 Alternative 2017 Une gestion financi\u00e8re impr\u00e9voyante Le pilotage financier de l\u2019Universit\u00e9 de Strasbourg se caract\u00e9rise par deux phases oppos\u00e9es qui correspondent aux deux mandats d\u2019Alain Beretz et de son \u00e9quipe : alors que le premier mandat a \u00e9t\u00e9 marqu\u00e9 [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"parent":0,"menu_order":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"","meta":{"jetpack_post_was_ever_published":false,"footnotes":""},"jetpack_sharing_enabled":true,"jetpack_shortlink":"https:\/\/wp.me\/P85Sjy-6x","jetpack_likes_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/alternative2017.eu\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/405"}],"collection":[{"href":"https:\/\/alternative2017.eu\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"https:\/\/alternative2017.eu\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/alternative2017.eu\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/alternative2017.eu\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=405"}],"version-history":[{"count":6,"href":"https:\/\/alternative2017.eu\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/405\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":456,"href":"https:\/\/alternative2017.eu\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/405\/revisions\/456"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/alternative2017.eu\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=405"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}