Lettre d’information de juin 2018

La durée des thèses, critère de performance de la formation doctorale ?

Lors de la séance de la Commission de la Recherche (CR) du 13 juin dernier, la vice-présidente recherche et formation doctorale a présenté le nouveau mode de répartition des contrats doctoraux d’établissement entre les écoles doctorales (ED) de l’Unistra. Un critère censé évaluer la performance de la formation doctorale a été introduit pour ventiler près de 20% du nombre des contrats. Il revient à mettre en concurrence les ED par domaine en se fondant sur un indicateur qui mesure essentiellement… la durée des thèses !

Malgré plusieurs réactions (lettre ouverte, pétition, analyse, motion) en amont de la séance, alors même que les documents ont été transmis très tardivement aux élus, la CR n’a pu s’exprimer par un vote sur cette décision. Si une concertation large devrait sans doute être menée, ce n’est sûrement pas en imposant de manière autoritaire un mode de calcul discutable qu’il faut aborder la question. La décision est grave puisqu’elle diminue les financements de la recherche pour des disciplines importantes (Droit mais aussi Mathématiques, sciences de l’information et de l’ingénieur) sans aucune évaluation de la pertinence du critère employé.

Cet épisode est parfaitement révélateur des évolutions récentes de l’ESR en général, de l’Unistra en particulier : une prise de décision verticale sans concertation, en particulier des acteurs concernés ; un gouvernement par le chiffre, en apparence rationnel, en réalité incohérent, dont les effets pervers ne sont pas mesurés ; l’illusion selon laquelle la mise en concurrence artificielle aboutirait à une meilleure performance du système, ce qui reste à démontrer…

Et aussi…

Parcoursup : le débat

Julia Miltenberger (CA, élue sur la liste AFGES), Colin Jude (président de l’UNEF à Strasbourg), Julien Gossa (CA, élu sur la liste Alternative)

et Benoît Tock (vice-président en charge de la formation) débattent sur les conséquences de Parcoursup à l’Université de Strasbourg.

Voir la vidéo.

L’arrêté Licence

Aujourd’hui, maman est morte. Ou peut-être hier, je ne sais pas. J’ai reçu un télégramme de l’asile : « Arrêté Licence. On conserve le même cadrage national. Tout le monde peut y déroger. » Cela ne veut rien dire. C’était peut-être hier.

Revues de presse

Revue de presse Parcoursup 17/06/2017

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Revue de presse 17/06/2017

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Débat : Les conséquences de Parcoursup à l’Université de Strasbourg

Le débat s’est tenu le 23 mai 2018, entre (de gauche à droite) :

  • Julia Miltenberger, Conseil d’administration, élue sur la liste AFGES ;
  • Julien Gossa, Conseil d’administration, élu sur la liste Alternative ;
  • Colin Jude, président de l’UNEF à Strasbourg ;
  • Benoit Tock, vice-président en charge de la formation.

La rencontre est présentée et animée par Pierre France, de Rue89 Strasbourg (au centre).

Une note de séquençage et d’accompagnement sera bientôt produite.
Pour se tenir informé : nous suivre sur twitter ou s’abonner à notre liste de diffusion.

Lettre ouverte au Président de l’Université de Strasbourg

 

Cette lettre est également ouverte à la signature.


Monsieur le Président,

Notre université connaît une crise extrêmement inquiétante depuis plusieurs semaines, sans que les administrateurs de l’Université, représentants de la communauté universitaire, ne soient consultés, et encore moins écoutés.

Le 10 avril, lors de la réunion du CA, nous espérions pouvoir aborder avec vous ces tensions. Mais vous avez annulé cette séance sans même proposer qu’elle soit délocalisée.
Le 11 avril, dans un message adressé à l’ensemble des membres du CA, nous demandions l’organisation d’une séance extraordinaire du CA. Vous n’avez pas répondu.
Le 17 avril, nous avions accepté de vous rencontrer pour en discuter. Vous avez annulé unilatéralement.
Le 17 avril, dans un communiqué envoyé à toute la communauté, nous demandions à nouveau l’organisation d’une séance extraordinaire du CA. Vous n’avez toujours pas daigné répondre.
Le 20 avril, lors d’un CA réuni en formation restreinte, nous espérions pouvoir aborder avec vous ces tensions. Mais vous étiez absent à cette séance que vous aviez vous-même convoquée. Vous n’avez donné ni explication de votre absence, ni même procuration à un membre du CA.
Le même 20 avril, dans un message adressé à l’ensemble des membres du CA, nous demandions pour la troisième fois l’organisation d’une séance extraordinaire du CA. Vous n’avez, une fois de plus, pas daigné répondre.

Votre silence étonne et votre action inquiète.

Depuis le début de cette crise, vous refusez tout dialogue, y compris avec les membres du CA. Et, alors que nous demandions des gestes d’apaisement, vous vous contentez de faire intervenir la police, tout en augmentant la présence des agents de sécurité. Ces derniers filtrent les entrées des bâtiments quand ils ne les interdisent pas, parfois à des étudiants convoqués à leurs examens, parfois au mépris de la loi ou de la décence. Cette présence est excessive, en nombre comme en action.

Monsieur le Président, il est de votre responsabilité de trouver une issue à cette crise par la raison et non par la force, dans le respect des valeurs fondamentales de l’Université.
En réalité, c’est l’honneur de notre université que vous engagez.

Les élus dans les conseils centraux

Hélène Michel, élue CA
Franck Macrez, élu CA
Laurence Rasseneur, élue CA
Julien Gossa, élu CA
Christine Vespa, élue CA
Pierre Gilliot, élu CA
Barbara Weisbeck, élue CA
Anne Rubin, élue CA
Stéphane Viville, élu CR
Ariane Lançon, élue CR
Agnès Braud, élue CR
Erik Sauleau, élu CFVU
Yann Bugeaud, élu CR
Corinne Grenouillet, élue CR
Jérémy Sinigaglia, élu CR
Marc Wambst, élu CFVU
Jean-Paul Meyer, élu CR
Matthieu Boileau, élu CR

Revue de presse – 13/05/2018

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Revue de presse – 29/04/2017

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Tenue d’un CA extraordinaire

Mail envoyé aux membres du Conseil d’administration de l’Université de Strasbourg

Chers collègues,

En l’absence du président Deneken, et à cause d’une méconnaissance totale de la procédure en un tel cas, le CA restreint prévu ce jour n’a pas pu se tenir.

Nous espérions pourtant pouvoir être informés par le président et échanger sur les inquiétudes actuelles qui pèsent sur notre Université, ce dont nous n’avons toujours pas eu l’occasion.

Nous demandons donc la tenue d’un CA extraordinaire sans délai, avec pour ordre du jour, un point d’information sur le mouvement dans notre université et le dispositif Parcoursup.

Pour ne pas pénaliser les collègues concernés par les délibérations de la séance annulée ce matin, ce CA extraordinaire devra être suivi d’un CA restreint avec pour ordre du jour celui de la séance prévue ce matin.

Les élus au CA sur la liste Alternative.

À l’Université de Strasbourg, la contradiction est-elle encore possible ?

Communiqué des élus au Conseil d’administration de l’Université de Strasbourg sur les listes Alternative.

La démocratie commence par l’écoute, se poursuit par le débat et se termine par une décision partagée par tous.

Depuis 18 mois que nous sommes élus au conseil d’administration de l’université, nous avons pu constater que ces conditions de bonne tenue du débat démocratique ne sont pas réunies. Sur tous les dossiers importants (ADUEIS, dévolution du patrimoine, grands investissements…), nous finissons systématiquement par découvrir que les décisions sont prises et suivies d’effets avant la consultation des administrateurs, qui ne sont d’ailleurs pas destinataires des informations nécessaires à une décision éclairée. Durant ces 18 mois, le conseil d’administration n’a pas pris une seule fois une décision qui divergeait, ne serait-ce qu’un tant soit peu, de celle de son Président.

La mise en œuvre de la loi ORE comme la gestion des mouvements sociaux qui traversent actuellement notre université ne font pas exception.

Nous avons dû voter la limitation des capacités d’accueil de toutes les filières, qui conduit mécaniquement à la sélection, sans écoute ni débat, sans prendre en compte la position de la CFVU qui ne les avait pas votées. Pas une seconde nous avons eu l’occasion de réfléchir et discuter collectivement du bien-fondé de cette mesure, de son impact sur notre université, sur les familles alsaciennes ou sur l’emploi local. M. Deneken, président de l’université, a coupé court à la discussion que nous avions demandée en déclarant : « L’université n’a plus les moyens d’accueillir tout le monde, certains n’ont rien à y faire » (M.Deneken, CA du 23/01/2018). C’est cette vision qui préside à la mise en œuvre de la loi ORE à l’Université de Strasbourg.

Les étudiants mobilisés contre cette vision le sont maintenant depuis deux mois.

Pour toute écoute, ils ont été agressés par l’extrême droite, puis accusés à tort d’avoir commis des dégradations dans le Palais U., avant que M. Deneken ne demande aux forces de l’ordre de les évacuer. M. Deneken déclarera sur France Inter : « Il a fallu libérer le Palais U., qui était occupé ».

Pour toute écoute, alors qu’ils se réunissent tous les deux jours en assemblée générale, ils n’ont reçu qu’une proposition d’entrevue en huis clos qu’ils ne pouvaient accepter. Cela permettra de les accuser de refuser le dialogue, alors qu’ils refusent le huis clos.

Pour tout débat, a été annoncée, hier pour aujourd’hui, une « conférence-débat » dont la tribune sera exclusivement constituée de vice-présidents de l’université convaincus par la vision présidentielle de la loi ORE. Cela permettra de se prévaloir du débat, sans venir discuter dans les AG ni ouvrir la tribune à des opposants à la vision présidentielle de la loi ORE.  Les élus Alternative regrettent n’avoir été ni consultés, ni même conviés à cette initiative tardive, mais ils y participeront tout de même de manière constructive.

Pour toute décision, ils n’ont reçu qu’un vote électronique, dont la majorité des destinataires ne sont ni informés, ni concernés, tant par la loi ORE que par les blocages, et dont la question ne porte que sur ces derniers et non sur le débat de fond. Les étudiants mobilisés ne pourront pas reconnaître la légitimité de ce vote. Opposer ainsi les uns et les autres ne représente-t-il pas le risque de tendre encore plus la situation ?

Non seulement les administrateurs de l’Université n’ont pas été consultés sur ces décisions, mais ils n’ont même pas été informés. Nous les avons découverts sur les réseaux sociaux. Nous avons pourtant demandé, le lendemain de l’annulation du CA du 10 avril, le 11 avril, l’organisation d’une séance exceptionnelle du conseil d’administration afin de rétablir le dialogue et d’apaiser la situation. Seuls les élus AFGES ont répondu aux administrateurs, indiquant qu’ils n’estiment pas ce geste d’apaisement nécessaire. Ni le président ni les membres de son équipe n’ont su répondre à notre proposition.

Ce qui se joue aujourd’hui n’est pas la tenue des examens. Ce qui se joue aujourd’hui, c’est l’adoption de cette vision qui accepte que notre « université n’a plus les moyens d’accueillir tout le monde ». Cette vision qui trouve solution à ce manque de moyens en considérant que « certains n’ont rien à y faire ». Mais qui n’a rien à faire dans notre université ? Ceux qui ne « réussissent pas », qu’on ne sait ni définir ni identifier ? Ou ceux qui ne représentent pas une solution à ce manque de moyens ?

Ce qui se joue aujourd’hui, c’est le modèle de l’Université de Strasbourg, le modèle de l’enseignement universitaire en Alsace, et plus généralement en France. Mais à l’Université de Strasbourg, la contradiction est-elle encore possible ?

Revue de presse spéciale réforme et mouvement social dans les universités – 15/04/2018

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